Une histoire de famille
Un héritage familial
L’inventeur de Toi-Sol s’inscrit dans une lignée de couvreurs qui remonte à huit générations, perpétuant un savoir-faire transmis de père en fils. Son innovation prolonge cet héritage, en alliant tradition et modernité. La photographie de son arrière arrière grand-père, compagnon du Tour de France et maître couvreur (photo prise vers 1870, puis restaurée et colorisée par intelligence artificielle), témoigne de cet ancrage historique et du lien profond qui unit sa famille à ce métier.
Premiers pas
Il découvre le métier de la toiture dès 1982, en travaillant comme couvreur sur le monastère de la Grande Chartreuse, l’un des chantiers de l’entreprise familiale. Cette expérience fondatrice lui révèle la richesse des matériaux ainsi que leur remarquable durabilité, notamment lors de la dépose d’une toiture comportant des tuiles datant du XVIIIe siècle.
Compétences thermiques acquises
Dans les années 1990, Frédéric Marçais commercialise, en tant qu’ingénieur des ventes chez Hoval, de grandes installations thermiques au gaz et au fioul, notamment des chaufferies préfabriquées de toiture pour des bâtiments emblématiques comme le siège de Gaz de France en 1994 comme en témoigne cette chaufferie de toiture présentée sur la photo qui suit. Cette expérience complète ses compétences de couverture par une solide expertise thermique
Les premiers essais validés au SIM de Leiria
Au début des années 2000, Frédéric Marçais rejoint le groupe Comafranc puis le groupe SIG, où il prend en charge la gestion de plusieurs dépôts, dont un à Pantin abritant la société Larivière, reconnue pour son expertise dans les matériaux de couverture et l’enveloppe du bâtiment. À cette occasion, il renforce encore sa connaissance des solutions de toiture et a le plaisir de rencontrer Patrick Gorin, dont le soutien et les conseils accompagneront ses projets bien au-delà de son départ du groupe. En 2008, porté par cette double expérience de terrain et de distribution, il se consacre à la réduction des besoins thermiques des bâtiments et développe une première technologie d’absorption utilisant des tuiles ordinaires, qui donnera lieu aux premiers essais illustrés ici par la photo du labo de l’université d’Évry. Ces travaux, valident la faisabilité du concept. Ils sont publiés et présentés au congrès Sustainable Intelligent Manufacturing de Leiria (Portugal), du 28 juin au 1ᵉʳ juillet 2011.
La médaille d’or des inventions
Cette innovation reçoit la médaille d’or du Salon International des Inventions de Genève. Cette distinction consacre la pertinence technique et l’originalité de cette première génération de tuiles absorbantes, conçues pour réduire les besoins thermiques des bâtiments. La faisabilité étant démontrée, reste alors à franchir les étapes vers l’industrialisation et la mise sur le marché.
Photo : ouverture du Salon international des inventions de Genève par la garde d’honneur et les autorités helvétiques.
2012, les fondations d'une vision
En 2012, les bases conceptuelles sont déjà posées. L’ambition : franchir le cap de l’expérimentation pour atteindre une solution industrialisable. Mais l’époque a ses propres logiques, les politiques publiques, dans le sillage des orientations allemandes, misent alors massivement sur l’éolien et le photovoltaïque. Dans le résidentiel, la RT 2012 oriente le marché vers le gaz, dont les prix plancher écartent toute alternative. Quant aux pompes à chaleur, un coefficient de calcul pénalisant les maintient délibérément en marge. Une fenêtre qui se ferme; avant de se rouvrir.
